Gestion de l’eau
La qualité de l’eau de nombreuses rivières ou nappes phréatiques est fortement dégradée. Industrie, agriculture et collectivités, chacun a sa part de responsabilité. Protéger la qualité et la quantité de l’eau que nous consommons ainsi que les milieux aquatiques constitue aujourd’hui une nécessité impérieuse. Cela implique de préserver les aires d’alimentation des zones de captage de l’eau, de réduire au maximum le gâchis et les sources de pollution. La prévention coûte moins cher aux usagers que la dépollution !
LEVIERS DE L’ACTION MUNICIPALE
Le service public de l’eau et de l’assainissement relèvent des prérogatives de la commune. Au vu de l’importance des investissements financiers nécessaires (stations d’épuration notamment), les communes se regroupent souvent pour mettre en commun leurs moyens. Elles délèguent, ensuite, la gestion des installations à des organismes publics, mixtes ou privés. Dans leur cahier des charges, les communes peuvent imposer des actions de protection des aires d’alimentation des zones de captage, ou des milieux naturels aquatiques. La mise aux normes des stations d’épuration et l’efficacité des dispositifs individuels d’épuration des eaux doivent être une des priorités de l’action municipale en cas de retard pris dans ce domaine.
C’EST POSSIBLE !
Dans le cadre de son Agenda 21, une ville du Doubs a choisi d’agir en priorité sur les ressources en eau. Elle a ainsi développé des plans d’alerte pour prévenir les pollutions industrielles et acheté des zones sensibles sur le bassin de la source locale. Une campagne d’information et de promotion de l’eau potable municipale a aussi été menée auprès du grand public. Parallèlement, la ville soutient l’achat de cuves de récupération d’eau de pluie pour le lavage des véhicules et l’arrosage des jardins par une subvention de 50% plafonnée à 300 € TTC. La ville a enfin souhaité montrer l’exemple dans la gestion de ses espaces verts (300 ha, 37% de la surface communale) : plantations d’espèces diversifiées et adaptées au milieu, floraisons échelonnées jusqu’à l’automne, préservation de murets de pierres avec leurs anfractuosités, paillage des massifs arbustifs, désherbage thermique…Les pesticides ne sont quasiment plus utilisés.
IMPACTS POSITIFS
- Amélioration de la prévention par la protection des zones de captages de l’eau et des eaux de surface comme souterraines.
- Garantie d’une eau de qualité, meilleure santé publique.
- Rétablissement de la confiance des consommateurs, ce qui les amène à consommer moins d’eau en bouteille et donc moins de plastique et d’énergie.
ACTIONS MUNICIPALES A MENER
- Prendre des mesures sur commune ou en amont pour protéger les sites de captage d’eau potable et les milieux naturels aquatiques. Fait.
- Porter attention au réseau de distribution d’eau, en particulier dans la lutte contre les fuites. Fait.
- Garantir la qualité de l’eau potable et l’améliorer. Fait.
- Mise au norme de la station d’épuration. Fait – Agglomération.
- Inciter les particuliers à installer une cuve de récupération d’eau de pluie.