Habitat écologique

Se tourner vers des bâtiments économes en ressources (eau, espace, énergie…)

Le secteur du bâtiment est fortement consommateur de ressources à la fois au moment de la construction puis dans sa gestion quotidienne. Les bâtiments résidentiels et tertiaires sont, par exemple, responsables de plus de 43% de la consommation d’énergie française principalement liée au chauffage et à l’eau chaude. Cela représente près de 19% des émissions de gaz à effet de serre. La question des matériaux utilisés est également importante. Il s’agit, aujourd’hui, de privilégier les matériaux sains pour un air intérieur de qualité et d’origine locale pour réduire les transports.

 

Choisir les énergies renouvelables

En 2005, la consommation totale d’énergie des communes est estimée à 32 milliards de kWh, soit 4,4 millions de tep (tonnes équivalent pétrole), cela représente un budget global de 2,2 milliards d’euros TTC (3,8 % du budget moyen total de fonctionnement). Dans le contexte de raréfaction des énergies fossiles, la France devrait franchir une nouvelle étape dans la productionlocale d’énergie et, in fine, tendre vers l’autonomie énergétique des territoires. Plusieurs programmes d’autonomie énergétique ont été mis en œuvre avec des résultats concluants, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse ou en Autriche.

 

Donner la priorité aux constructions écologiques et aux éco-quartiers

L’éco-construction vise à limiter au maximum les impacts d’un bâtiment pendant tout son cycle de vie. En matière énergétique, elle permet de réduire fortement les besoins notamment en tenant compte dès la conception de la situation géographique, du climat, de l’éclairage naturel et en isolant correctement le bâtiment. L’éco-construction implique, par ailleurs, des matériaux naturels de construction et d’isolation, des énergies renouvelables et peut intégrer des systèmes de traitement (phytoépuration,…) et de récupération d’eau. Pour une ville comme pour un quartier, l’enjeu est de réduire au maximum l’empreinte humaine.

 

Optimiser les éclairages publics

Avec une consommation d’énergie équivalente à six tranches nucléaires, l’éclairage public représente en moyenne 45% des dépenses d’électricité des collectivités. Les marges d’économie sont considérables. Signe de modernité et gage de sécurité, l’éclairage public est parfois source de gaspillage d’énergie et synonyme de disparition du ciel étoilé ainsi que de perturbation de la vie nocturne. Il dérègle aussi l’horloge interne de certains êtres vivants. La moitié des jeunes âgés de moins de 30 ans n’a jamais vu la Voie lactée !